lundi 2 janvier 2012

M comme magnifique, merveilleux, Maroc

Introduction
Le voyage a duré 11 jours et 10 nuits. C'était un merveilleux voyage. Je tiens à remercier et recommande fortement Abdou, notre guide, de m'avoir fait découvrir ce merveilleux pays. (www.oasis-sud-maroc.com) J'y suis partie avec ma soeur Sara et ma fille Léa.
Nous avons découvert les galettes du Maroc. Excellentes!
Notre merveilleux voyage a commencé le jour 1 : accueilli à l'aéroport de Casablanca par Abdou, après un vol de nuit, nous nous sommes dirigés vers en route vers Fès, j'ai pas mal dormi dans l'auto et ma soeur Sara aussi. Par contre, les paysages que j'ai vus durant notre trajet étaient merveilleux. Très verts. Nous avons arrêté en cours de route à Volubilis, une ancienne ville romaine. On se croyait vraiment à Rome! Les vestiges étaient vraiment beaux. Nous avons continué notre voyage vers Fès et sommes arrivés en soirée. Pas mal toutes fatiguées, nous sommes restées tranquilles dans la chambre.
Volubilis
Riad Hala à Fès.

Jour 2 : Visite de Fès. Une des villes impériales du Maroc. J'ai beaucoup aimé cette ville. Nous avons vu 2 points de vue, le palais royal, des coopératives (poterie, tannerie, broderie, tisserand, tapis), les souks (marchés) et nous nous sommes promenées dans les rues. Nous avons pris le thé berbère (à la menthe, super sucré), mangé des pâtisseries à la pâte d'amande, des fruits (souvenez-vous que j'ai une mini-carence en variété de fruits). Ma coopérative préférée était celle de la poterie. Fès est très reconnue pour ses poteries bleues et blanches et sa borderie (les femmes n'utilisent pas de patron, elle compte les fils). La coopérative de tapis était pas mal drôle! Un vrai scénario! Le vendeur de tapis principal nous faisait la description des différents tapis (berbère - 4 familles - et arabe) et il avait 2 collègues qui déroulaient les tapis mentionnés. Un vrai spectacle. Il récitait un texte et faisait des blagues... un peu comme dans les avions avec les consignes de sécurité! Après avoir déroulé une quinzaine de tapis, nous devions dire un à un quel nous voulions voir... mais aucun ne nous intéressait. Nous avons accéléré le processus en expliquant qu'après notre voyage en Inde, nous avions des tapis par-dessus la tête et plus de place.
Palais royal de Fès
Les portes du Palais royal... j'adore les portes du Maroc!
Les tanneries de Fès.
Chez les tisserands
Les souks de Fès
Jour 3 : Un très long voyage de route, mais de magnifiques paysages! Nous avons vu des forêts de conifères où nous avons nourri des singes, puis un change de décor, tout est devenu sec et aride, des oasis un peu partout. Finalement, nous sommes arrivées à Merzouga, l'entrée du Sahara. Nous nous sommes alors préparés pour notre nuit dans le désert. Notre caravane se composait de 4 chameaux : Africa (le mien), Bob Marley (celui de Léa), Jimmy (celui de Sara) et celui d'Abdou dont je ne me souviens plus du nom. Nous étions accompagnés d'un chamelier Oumar qui nous a préparé une superbe Tangine de légume et de dinde à notre arrivée au bivouac. Mon chameau avait sûrement mangé quelque chose de difficile à digérer... il avait des gaz, et Léa qui se trouvait derrière moi trouvait que ça sentait très mauvais!
Le ciel, avant le lever de la lune, était vraiment couvert d'étoile. Nous avons même eu un feu de camp dans le sable et Oumar et son collège nous ont animés avec de jolies chansons et de la musique. 
Africa et moi.
 
Dans le désert

Jour 4 : Réveil pour aller voir le lever du soleil dans les dunes. Malheureusement, le ciel était un peu couvert. Nous avons quand même pu admirer une oasis et le paysage. Retour vers le village. Sara et moi avons marché et Léa, Abdou et Oumar ont pris les chameaux. Après le déjeuner, hop dans la voiture. Nous sommes arrêtés à une boutique touareg où nous sommes restées 2 heures!!! Sara voulait acheter des souvenirs et un collier. Son collier coutait le triple de ce qu'elle pensait (à la base, sans l'ajout du montant qu'il vaut négocier). À la base, il y avait 6 objets. Nous sommes reparties avec le fameux collier et 2 autres choses. Ensuite, Abdou nous a amenés dans une boutique de fossile. Il y en a beaucoup au Maroc. On nous expliquait comment les extraire et ensuite nous visitions leur galerie. Puis, nous nous sommes dirigées vers les gorgées de Toudgha. Cela ressemble un peu au Grand Canyon avec de la verdure au centre. Nous nous sommes promenées dans le centre. Nous avons dormi à Dadès.  
Vers les gorges de Dadès.
Jour 5 : Départ vers la vallée des amandiers où nous avons entamé le début d'un trekking de 2 jours. Nous étions accompagnées par un autre guide, Mohammed - Abdou ne nous a pas suivis dans cette aventure. Le premier jour, nous faisons une dizaine de kilomètres. Nous avons visité un marché et une ancienne mine de sel. Léa a monté sur une mule pendant presque l'entièreté de la marche. Puis, nous sommes arrivées dans un petit village où nous avons dormi chez l'habitant. Les hôtes étaient très gentils. Nous restions avec les femmes dans la cuisine. Les hommes étaient plus devant la télé. Nous avons vu les photos de mariage d'une des filles de la famille, la confection du pain et le battage du lait (pour le rendre homogène. Le lait a un goût très salé. (Comme une sorte de fromage Feta). Nous avons mangé, un peu discuté et sommes allées dormir.
La mule et notre "mulier".
Le paysage dans la vallée des amandiers.
Chez l'habitant. Les femmes sont courageuses comme celle du Mali. Les conditions sont parfois difficiles.
Jour 6 : Après avoir mangé, nous avons commencé notre plus grande marche, entre 20 et 25 kilomètres dans les montagnes. Nous sommes passées dans des très jolis villages. Nous avons terminé notre trekking vers 18 h. Nous avons dormi chez Laila (www.chez-laila.com), une maison d'hôtes que je recommande pour l'accueil chaleureux et familial que nous avons reçu.

Jour 7 : Direction Marrakech. En route, nous nous sommes arrêtés à Ouarzazate, la plus grande ville près du désert. Nous avons aussi vu les studios de cinéma (plusieurs films sont tournés au Maroc), de vieilles fortifications (dont la ville de Aït-Benhaddou, une des plus anciennes du Maroc). Arrivés à Marrakech, nous sommes allés à notre hôtel et nous nous sommes promenées un peu dans Marrakech. Nous avons mangé à la place Jamaa elfina. Le soir, les vendeurs montent des kiosques de nourriture. Et on essaie de vous faire venir manger. Les kiosques se ressemblent pas mal avec les prix et la variété. Sara se faisait tirer de tout les côtés (littéralement, un serveur tirait sur chaque bras... mais faut dire qu'elle se laissait un peu faire).

Une des plus anciennes kasbah (fortification) du Maroc.
Ville de Aït-Benhaddou
Jour 8 : Balade guidée dans Marrakech le matin. En après-midi, nous nous sommes baladées à l'extérieur des fortifications (les souks, marchés, sont toujours entourés de fortification, comme la ville de Québec). Léa a mangé son premier McFlurry depuis quelques mois, nous avons magasiné puis, Sara nous a invités, Léa et moi, au restaurant (pour ma fête et le cadeau de Noël de Léa). Nous avons très bien apprécié.
Le jardin de Majorelles, une oeuvre d'art grandeur nature.
Le Koutoubia.
La médersa Ben Youssef - ancienne école coranique.
Jour 9 : Nous nous sommes dirigés vers Imlil, un petit village au bord des Atlas, sous le mont Toubkal, le deuxième plus haut sommet d'Afrique. La balade était merveilleuse. On se croyait en automne au Québec. De retour à Marrakech, nous sommes allées dans un hammam, les bains publics du Maroc. Certains ressemblent un peu à des spas. Nous étions dans un hammam de budget moyen. Les bains ne sont pas des piscines remplis d'eau comme le pensait Léa. Mais une salle avec de la vapeur. Nous avons aussi eu un gommage corporel (enlever la saleté de Bamako) et un massage. Nous étions toutes saines et douces en ressortant. Puis nous sommes retournées manger à la place Jamaa elfina (Sara ne s'est pas fait agresser cette fois).
Imlil
Jour 10 : En route vers Essaouira sur la côte du Maroc à côté de l'océan. Très jolie ville. Nous avons arrêté dans une coopérative d'huile d'Argan (huile qui provient d'une graine d'un arbre que l'on retrouve juste dans cette région du monde). À Essaouira, nous avons mangé du poisson frais, de la bonne crème glacée, visité la ville et vu le coucher de soleil sur la mer.
Coopérative d'huile d'Argan.
Essaouira, vue de notre hôtel.
Jour 11 ou le dernier jour : En direction de Casablanca, là où nous prenions notre envol vers le Mali, nous nous sommes arrêtée à El-Jadida, une ancienne ville portugaise avec de jolis remparts et une belle ancienne citerne d'eau (aujourd'hui, les gens remplissent la citerne d'environ 5 cm d'eau au centre. Pourquoi? pour prendre de jolies photos). Arrivés à Casa, nous sommes allés dans Marocco Mall, le plus gros centre commercial en Afrique (qui me fait penser aux Galeries de la Capitale à Québec). Puis nous avons donné nos adieux à Abdou pour embarqués vers une nouvelle aventure : le Mali et le Burkina Faso. Mais ça les amis, c'est une autre histoire.
Citerne d'El-Jadida.

mercredi 7 décembre 2011

Message texte de Malitel...

Au cours des différents blogues, je vous ai déjà parlé de la tombola de la Tabaski de Malitel. Je vous ai aussi montré des affiches publicitaires qui m'étaient très plaisantes lors de mes longes balades dans Bamako. Voici donc une combinaison des deux. S'il vous plait, si vous comprenez, expliquez-moi :

"Du 6 au 11DEC, Malitel vous offre 60mn vers tous reseaux du Mali valable 5 jours de 22h a 7h et 24/24 samedi & dimanche. Tapez *222*1111*100# puis OK tarif 2900F"

Devrais-je prendre le forfait?

mardi 6 décembre 2011

Hommage à ceux que j'aime

En ce temps des fêtes, j'aimerais prendre le temps de ce blogue pour souligner l'importance, en tant que volontaire/expatriée de s'entourer de gens qui nous aiment. 
Les amitiés du Canada
C'est souvent loin de chez nous et sans la routine que nous découvrons la personnalité des personnes de notre entourage. "Loin des yeux, loin du coeur" est un adage que certaines personnes ont confirmé et que d'autres ont réussi à surmonter. C'est donc ces personnes que mon message de remerciement vise. J'aimerais par le fait même remercier les membres de ma famille avec lesquelles, même la distance ne nous sépare pas. Les liens entre les membres d'une même famille sont aussi fragiles que ceux des amitiés. Je considère ma famille comme mes amis. Merci pour tous ces beaux moments passés et merci pour tous les bons moments à venir!
Une partie de ma famille. Je vous adore. À bientôt au Mali.
Je ne souhaite blesser personne par ce message, mais j'aimerais tout particulièrement remercier Maxime F! Eh oui, je te l'ai déjà dit, mais ta visite en terre malienne, nos échanges de courriel et ton déplacement "d'urgence" à Québec lorsque j'en avais besoin sont des preuves de l'importance que tu m'accordes. Encore un gros merci!
Notre MERVEILLEUX et SUCCULANT gâteau
Les amitiés au Mali
Parfois plus difficile de s'en faire, je me compte très chanceuse d'avoir rencontrer des gens qui ont marqué mon séjour au Mali. Dans les moments faciles et dans les moments difficiles, vous étiez là pour moi! Une mention spéciale à Julie S., Alia A., Karine G-B, Pat L., Caroline M, Marie-Claude M. et Myriam M. Mon séjour ici est un succès et vous êtes de l'équation! Tu as raison Caro, c'est difficile la vie de volontaire : «tu rencontres de bonnes personnes et puis quelques mois plus tard, elle quitte déjà!» C'est pourquoi faut-il profiter du moment que nous passons ensemble! Un grand merci à tous!

lundi 28 novembre 2011

Les fruits séchés


Grâce à Bamako Accueil, une association bénévole qui offre plusieurs services et activités pour les expatriés de Bamako. Récemment, l'association a organisé une visite dans une unité de fruits séchés à laquelle j'ai joyeusement participé!
Au Mali, l'industrie des fruits séchés est importante. Nous avons visité donc une unité qui sèche des mangues, de la noix de coco, des bananes, ananas et des tomates. Tako, la directrice nous a gentiment fait visiter ses installations.  Certifié Ecocert, certaines restrictions devaient donc être suivi tel que :
  • le contrôle et la traçabilité (tous les fruits proviennent du Mali, sauf les ananas qui proviennent de la Côte d'Ivoire);
  • l'hygiène (portez des sarraus et autres vêtements protecteurs, les fruits sont aussi lavés plusieurs fois avec de l'eau potable, etc.);
  • Aucun produit chimique;
  • Respect des employés;
  • Etc.
Malheureusement, nous n'étions pas dans la saison des fruits et l'unité n'était pas vraiment en grande production. Donc, Tako nous a fait un spécial tomates séchées. Le trajet des tomates séchées est le même pour les fruits, sauf la durée de cuisson. L'unité possédait 4 fours qui peuvent chacun contenir 20 plaquettes. Voici donc ma tournée en photo :

Tako, la présidente dans l'air de murissement des fruits.

La zone de lavement. On y passe les fruits trois fois sous l'eau pour s'assurer de leur propreté.
Glissade à fruit à côté du troisième bac de lavage. Cela mène les fruits directement à la table de coupe.
Les tomates sur la table. Prise de vue du trou! (nous étions 2 groupes et, faisant partie du deuxième groupe, je m'ennuyais, d'où cette jolie photo).
Les tomates étaient sur la table, mais le premier groupe les avait déjà coupées!
Je suis (presque) les règlements d'hygiène (j'avais encore mes bijoux).
On coupe les tomates. Voyez la fin de la glissade.
On met les tomates coupées sur une plaque qui ira dans le four.
Les tomates doivent être cuites pendant 12 heures. Les mangues, pendant 20 heures. On doit interchanger les plaques chaque heure!

dimanche 20 novembre 2011

Le salon du textile artisanal de Bamako 2011 - La deuxième édition

La deuxième édition (la première a eu lieu en 2007) du salon du textile artisanal de Bamako, le SATABA est en cours jusqu'au 20 novembre 2011 au Palais de la culture. C'est le COVATEX qui l'a mis sur pied. Pour ce faire, plusieurs personnes ressources y ont contribué, des réunions de 3 heures en moyenne avaient lieu toutes les semaines depuis le mois d'août ou presque. La recherche de financement, de ressources humaines et beaucoup d'autres pieds et mains (dont un changement d'emplacement de dernière minute) ont dû être effectués pour cet événement.
Je lève mon chapeau à madame Bissan, présidente de la COVATEX, sans qui cet événement a passé bien des nuits blanches, mais, en s'entourant d'une bonne équipe, a su redonner fruit au salon. 
Le but du salon est de promouvoir le textile traditionnel auprès de la population locale (surtout) et de la population internationale. C'est aussi l'occasion de présenter des produits créatifs, fait au Mali.
Comme dans tout bon événement, une cérémonie d'ouverture est de mise. Je suis presque une chroniqueuse spécialisée en la matière. Je ne vous parlerais donc pas du léger retard dans le début de la cérémonie (1 heure), mais plutôt des événements et des invités spéciaux.
Voici donc en photo cette cérémonie:

Le ministre de l'Emploi et de la Formation professionnelle.

Le ministre de l'Artisanant et du Tourisme.

Le chargé de communication de madame le premier ministre. Il était très bien et savait capter notre attention. Il nous indiquait même quand applaudir!
Le représentant de la commune 5 (J'adore son habillement!).
Madame Bissan lors de son discours d'ouverture.
Il y avait même un défilé de mode fabriqué entièrement avec du textile traditionnel:







Une pièce de théâtre sur le bienfait de l'utilisation du textile traditionnel. Ne pas tourner le dos au public ne s'applique pas ici ;)
La chanteuse Mamou Sidibé (qui faisait du lipsing, ce qui, paraît-il, est tout à fait normal à faire lors des cérémonies d'ouverture. Une première pour moi).
Madame le premier ministre, chef du gouvernement et marraine de l'événement vêtue d'un habit traditionnel.
Bloc photos de la décoration :
Des tiges de coton.


Bannière du Kiosque de la COVATEX fait en coton.

Les arbres décorés

Même les pilons y passent.

Des rubans à mesurer, quelle bonne idée!

Des tapis traditionnels (que l'on accroche aux les murs des maisons, à ne pas confondre avec nos tapis).



Pour plus d'information, visitez le http://www.primature.gov.ml/index.php?option=com_content&view=article&id=7996:salon-du-textile-artisanal-de-bamako-un-gros-potentiel-de-valeur-ajoutee-et-demplois&catid=22&Itemid=100086, article du journaliste M. A Traoré du journal L'Essor.

mercredi 2 novembre 2011

La Tabaski ou la folie du mouton

Voici d'où provient l'inspiration du blogue de cette semaine
« Participez à la Tombola Tabaski et gagnez des moutons en rechargeant vos comptes par PAANI les 29 et 30 Oct. Malitel proche de vous! » -> message texte que j'ai reçu cette semaine qui présente bien cette idée de « folie du mouton » que l'on pourrait comparer à « la folie des fêtes ».
La Tabaski
L'Aïd el-Kebir ou la Tabaski (nom donné à la fête en Afrique de l'Ouest) est une fête musulmane qui se célèbre 2 mois et 10 jours après la fin du ramadan. Cette fête fait référence à Abraham (ou Ibrahim) qui, sous la demande de Dieu, allait égorger son fils (Isaac ou Ismaël). Dieu vu qu'Abraham lui était fidèle envoya un mouton à sacrifier à la place du fils. Donc, traditionnellement, lors de la Tabaski, les musulmans égorgent des moutons.
La consommation
Pourtant, comme Noël au Canada, la consommation a pris un peu plus d'ampleur que la philosophie de la fête. Eh oui, selon les croyances, si nous ne possédons pas assez d'argent pour nous payer un mouton (mâle), vous pouvez acheter un mouton femelle, une brebis. Si une brebis est encore trop pour vos moyens, vous pouvez acheter une chèvre (je ne sais pas si un mâle est mieux qu'une femelle dans ce cas-ci). Mais, si la chèvre est encore au dessus de vos moyens, deux poules (ou coq) feront l'affaire. Il est important d'avoir quatre pattes en tout. Finalement, si les poules coutent toujours trop cher, Dieu comprendra puisqu'Abraham/Ibrahim a sacrifié un mouton pour vous. 
Malheureusement, même si les moyens ne le permettent pas, les Maliens semblent s'endetter (comme les Occidentaux à Noël). Les banques offrent des prêts Tabaski (pas plus accessible que les prêts habituels, mais ça s'est un autre blogue), les compagnies téléphoniques font des tombolas, les gens s'organisent en famille pour acheter le mouton (tontine), etc.
Aussi, le prix du mouton varie selon la demande. Ainsi, cette année, j'ai entendu dire qu'une pénurie de mouton touchait le Sénégal. Ces derniers viennent alors au Mali en acheter, ce qui a pour effet d'augmenter le prix du mouton ou des camions partent rempli de bêtes vers le Sénégal. Les meilleurs moutons coûtent entre 60 000 FCFA (120 $) et 75 000 (150 $) FCFA. Un policier qui commence gagne environ 90 000 FCFA par mois (180 $). Disons que le mouton est mieux d'être bon.
L'opération Tabaski
Opération Tabaski est le nom du programme d’appui au développement de l’élevage dans le Sahel occidental (PADESO) du Ministère de l'Élevage et de la Pêche qui a comme but de fixer le prix du mouton pour le rendre plus accessible. Le ministère achète alors des bêtes (7000 cette année) qu'il revend à des prix prétables. Pour plus d'information consulter ces deux articles : Mali : Le PADESO renouvelle l’ « Opération Tabaski » (journal Le Griot) et La bonne affaire (Journal L'Essor). J'aimerais souligner que cette initiative est possible grâce à la Banque malienne de Solidarité et la Caisse de microcrédit Nyesigiso. Quel bel exemple de solidarité!
La folie des moutons au quotidien
Avant la Tabaski, les rues sont alors envahies par les vendeurs de mouton. J'habite près d'un marché de bétail (qui est là toute l'année). Cependant, aux alentours de la Tabaski, je ne peux plus passer en voiture dans la rue qui le longe. Les moutons sont PARTOUT! Comme les stationnements et les boutiques lors des fêtes. Donc, depuis quelque temps, je prends un autre chemin un peu plus long qui m'évite de me retrouver dans le trafic des moutons.

Un mouton qui sera surement égorgé dans quelques jours.